Chronique... d'un jean de fille

18 Mai 2016
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Entre une fille et son jean, c'est toute une histoire...
Chez Kulture Jean, on a décidé de se mettre dans la peau d'un jean de fille. Et croyez-nous, notre pantalon en denim fétiche a bien des choses à raconter !

Tous les matins, c'est la même rengaine. Le réveil sonne, elle l'éteint mais attend encore 10 bonnes minutes avant de se lever. Elle s'en va préparer son petit-déjeuner, son smartphone à la main, au cas où elle aurait envie de poster sur Instagram une photo de son bol de muesli aux fruits de la passion et lait de coco. Puis, direction la salle de bains. Son premier réflexe : se peser. Si le chiffre est en dessous de ce qu'elle attend, elle a le sourire. Sinon, elle va faire la tête et se demander comment elle va pouvoir s'habiller pour planquer ses deux kilos (merci l'apéro du samedi soir et le brunch du dimanche). C'est fou comme une fille peut se prendre la tête pour pas grand-chose quand même.

Un tour sous la douche, brossage de dents et retour dans la chambre. Elle ouvre la porte de son dressing et je vois enfin son visage. Elle a encore les cheveux mouillés, ce qui lui fait une tête de petite souris. Elle a l'air dubitative, je sens qu'elle manque d'inspiration. Elle prend une robe et des collants. Je suis déçu. Elle se mate devant le miroir, se tourne, se retourne, essaye diverses paires de chaussures mais ne semble pas satisfaite. DU TOUT. Elle enlève sa robe. Retour à la case départ. C'est peut-être ma chance. Elle prend un pantalon (encore raté !), l'essaye puis le retire (ouf !). Un coup d'oeil à son téléphone, elle est en retard. Plus le temps de faire des essayages.

Le pantalon de la dernière chance

Elle me saisit. Moi, son jean fétiche. D'ailleurs, je ne comprendrai jamais pourquoi elle perd autant de temps à enfiler d'autres vêtements tous les matins puisque je suis son préféré. N'allez pas croire que je me vante. Je l'ai entendu plusieurs fois le dire à ses copines. Il paraît que je lui fais un super cul, ce qui n'est pas négligeable lorsqu'on sait que 87% des Françaises jugent que cette partie de leur corps est une arme de séduction et que j'ai un bon style. Je suis son allié des jours avec, comme lorsque, très inspirée, elle m'a associé à une blouse rayée bleue et blanche, un perfecto bleu ciel et des escarpins lacées nude... mais aussi des jours sans, comme aujourd'hui. Pourtant, ces deux petits kilos ne changent rien, mise à part le fait que ça tire un peu plus sur le bouton de ma braguette. Mais je souffre en silence, car je l'aime bien cette fille. Il faut dire que si les nanas ont toujours pleins de trucs à reprocher à leurs pantalons en denim, du style "il me fait des bourrelets" ou "il me fait les fesses plates", elle a toujours été tendre avec moi. Mes copains ont tendance à s'en plaindre mais c'est parce qu'ils sont jaloux de ne pas être ses chouchous.

Une fois qu'elle m'a enfilé, elle jette un rapide coup d'oeil à son postérieur (c'est un réflexe qu'elle a depuis longtemps) avant d'attraper une chemise blanche, une veste overlength sans manches noire et une paire de baskets blanches type Superstar. J'ai beau préféré le bleu, j'admets que le noir et le blanc me vont bien, j'ai donc décidé de ne pas la contrarier. Rapidement, elle sèche sa chevelure et se maquille. Finalement, elle n'est pas en retard (cinq minutes, ça ne compte pas) et je vais encore passer la journée avec elle. Tout le monde est content.