Kaporal Mayor #7 : Cyrille, basketteur professionnel

22 Jan 2016
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Cyrille Dacourt, alias Dacvador, fait partie de ces personnes qui sortent du lot.
Chez Kulture Jean, on aime bien vous faire découvrir des personnalités hors normes, des gens inspirants qui nous donnent envie de réaliser nos rêves. Ce mois-ci, on a fait la rencontre d'un basketteur pro qui nous a fait découvrir sa passion. Son nom ? Cyrille Dacourt.

Comme Lil Buck, Cyrille Dacourt fait partie de ces personnes qui sortent du lot. Ce basketteur professionnel du club de Brest nous a ouvert les portes de son univers.

Tu es basketteur professionnel. Peux-tu nous en dire plus sur ton métier ?

Je dirais que je vis de ma passion, même s'il est évident que j'ai des comptes à rendre. Pour être un peu plus précis, être basketteur professionnel consiste à s'entraîner deux fois par jour du lundi au vendredi (et parfois le samedi matin), excepté le mercredi, jour de repos.
C'est pendant ces périodes de repos que tu dois optimiser ton temps de récupération, car ton corps est ton outil de travail. On entend souvent "tu joues au ballon et tu fais la sieste l'après-midi" et j'en passe... Une carrière peut se finir très vite quand on manque de constance, d'hygiène de vie ou de sérieux. Et puis tous nos samedis sont pris, donc difficile de faire la fameuse session shopping. Chaque métier a ses avantages et inconvénients.

Quand as-tu compris que le basket était ta passion ?

Le sport est une histoire de famille chez moi. Ma mère est une grande sportive : danseuse de salsa, elle donne des cours et fait des démos partout en France et à l'international (notamment à Cuba et au Gabon). Elle est aussi ceinture noire de self-defense et adepte de la salle de sport, donc tout naturellement, je suis tombé dedans dès ma plus tendre enfance. Ayant un cousin germain footballeur, ancien international Français, le foot était mon sport de prédilection. En revanche, je n'étais pas destiné à devenir un basketteur, d'ailleurs je ne voulais en aucun cas devenir sportif professionnel. Mes parents m'ont toujours fixé le parcours scolaire comme priorité. Mais la vie ne se passe jamais comme on l'avait prévu, et à presque 18 ans, j'en ai eu ras le bol de jouer dans le froid, la boue etc... J'ai commencé par une séance découverte de basketball, je me souviens tout le monde me mettait la misère, j'étais nul mais je me suis juré d'être le meilleur de l'équipe à la fin de la saison. En rentrant, j'ai dit à ma mère : "je veux jouer au basket". Depuis, je suis devenu accro à la balle orange.

Où te vois-tu dans 5 ans ?

Je viens de souffler mes 29 bougies. Dans cinq ans, j'aurais donc 34 ans et cet âge correspond en général à la toute fin de carrière. Je ne vais pas attendre tout ce temps pour penser à la reconversion.
Comme je vous l'ai précisé plus haut, ma mère était très attachée aux études. De ce fait, j'ai obtenu ma licence Staps, option management du sport, et petite surprise, j'ai même commencé mon master mais il était compliqué de combiner études et sport de haut niveau, à cause de la fréquence des entraînements ainsi que des déplacements et des matchs en semaine.
Plusieurs options s'offrent donc à moi : finaliser mon master ou, à défaut, entamer un cursus de kiné. La question qui se pose : en France ou à l'étranger ? Car j'adore voyager.

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Sur le terrain, plus question d'être gentil ; d'où son surnom "Dacvador" qu'il tient de ses coéquipiers.

Quelle est la personne qui t'inspire le plus et pourquoi ?

Je vais faire une entorse au règlement en choisissant deux personnes, qui sont indissociables pour moi : ma mère et ma petite soeur. Ma mère, parce qu'elle a endossé le rôle de mère et de père (ce dernier étant très souvent absent). Je lui dois tout ; grâce à elle je sais que rien n'arrive par hasard, que c'est par le travail et l'abnégation qu'on arrive à ses fins. Elle est partie de rien, elle a bossé dur pour nous mettre ma soeur et moi dans des écoles privées, pour nous assurer un meilleur avenir. Elle a connu des moments difficiles, c'est une femme forte et comme dans le sport, elle a appris de ses échecs et de ses déceptions.

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

Comme je le disais, la seconde personne que je choisis est ma soeur. On a deux ans d'écart mais je la considère comme ma jumelle, c'est l'opposé de moi, on se complète. Elle connaît toute ma vie, c'est la seule à qui je peux me confier sans retenue. C'est ma fierté et je suis son idole pour tout vous dire (rires) ! Elle est actuellement en huitième année de médecine et suit son chemin tranquillement. On peut compter l'un sur l'autre. Même si on ne peut jamais être sûr de rien et surtout de l'être humain, il y a des exceptions, et ma soeur en est une.

Si tu devais te décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Généreux : j'ai le coeur sur la main, je suis toujours prêt à aider, je donne sans demander quoi que ce soit en retour et, parfois, certaines personnes en abusent.

Jovial : je suis sociable, j'ai la joie de vivre, toujours la banane. En gros, je suis gentil à part sur un terrain de basket et quand on s'attaque aux gens que j'aime.

Râleur : quand quelque chose ne va pas, je n'attends pas, je le fais savoir. Je ne sais pas cacher mon mécontentement, et ça peut vite devenir désagréable.

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Quand il n'est pas sur les terrains de basket, Cyrille s'adonne à une autre de ses passions : la sapologie !

Est-ce que la sape est un bon moyen d'expression pour toi ?

Rentrons dans le vif du sujet : LA SAPE ! La sapologie [ndlr : mode vestimentaire proche du dandysme née au Congo dont les adeptes affectionnent les marques de Haute Couture], est un domaine que j'affectionne tout particulièrement. J'ai mon propre style, mais j'ai aussi la chance d'être le genre de personne à qui "tout va bien" (sans me jeter des fleurs). Je suis quelqu'un de très extraverti et ma folie se traduit aussi dans mon style vestimentaire. S'habiller, c'est se sentir libre ; on a comme une impression de légèreté. Ton style vestimentaire est un code mais cela ne dit pas qui tu es, c'est surtout ça que j'apprécie. C'est une facette de ta personnalité que tu veux montrer, c'est en tout cas comme ça que je le perçois. C'est comme dans la vie, je montre ce que je veux vous faire voir, je garde une grande part de mystère. La mode, c'est ça pour moi.

Combien de jeans possèdes-tu ? Te considères-tu comme un denim addict ?

Je ne sais pas si on peut dire que je suis denim addict mais toute la semaine, je suis en survêtement pour aller à l'entraînement, promener mon petit bully (qui a son propre compte Insta : jumboylefrancais), etc. Donc à chaque fois que j'ai l'occasion de m'habiller, je laisse le jogging et je me dirige vers le tiroir des jeans. J'en possède plus d'une vingtaine. Comme vous le savez, il en faut des classiques, des originaux, de différents coloris et il y a aussi des coups de coeur. Vu qu'on parle de denim, je possède aussi cinq chemises en jean (délavée, brute, oversized). Le denim se porte en toute saison et on peut le consommer sans modération. Le jean révèle aussi la personnalité et suit la tendance du moment.

Quel serait ton look Kaporal favori ?

Le jean Elias Blu, la veste Nygel Black, la chemise Lixo Petrol, les chaussures Kento Black.

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Jean carrot Elias Blu homme, Extend Denim, Kaporal
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Veste Nygel Black homme, Kaporal
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Chemise Lixo Petrol, Kaporal
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