Kaporal Mayor #17 : Jillian, le tatoueur de ces dames

18 Nov 2016
le-moins-que-l-on-puisse-dire-c-est-que
Jillian a beau être doué, il ne se prend pas au sérieux !
Notre Kaporal Mayor du mois, c'est le jeune tatoueur Jillian. Spécialiste du tracé fin et délié, il est particulièrement doué pour réaliser les tatouages féminins. Mais pas que !

Sans filtre et bourré de talent, le tatoueur parisien Jillian s'est livré à Kulture Jean le temps d'une interview. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne manque pas d'humour.

Peux-tu te présenter ?

Jillian, 26 ans, tatoueur depuis un peu plus de cinq ans. Dès l'adolescence, j'ai gravité autour de différents arts graphiques (graffiti, typographie, etc.). Diplômé en Web design, après quelques années en freelance, j'ai commencé à me lasser à cause de la redondance des projets. Aujourd'hui, j'officie depuis un an chez Copains comme Cochons près de Bastille (Paris). Je suis également guest chez Elwood Tattoo à Aix en Provence, chez qui j'ai fait mes armes.

D'où t'est venue l'envie de devenir tatoueur ?

J'ai commencé par me faire une bousille (ndlr : un tattoo de taulard, fait à la va-vite) à l'aiguille et à l'encre de chine sur la cuisse. Quelques semaines plus tard, je suis allé chez un pote apprenti tatoueur, Vinny. Il m'a monté un poste de travail, m'a rencardé sur les erreurs à ne pas commettre... Un pack de bières et une tarte aux framboises plus tard, j'avais mon premier auto-tatouage. C'est cet événement qui m'a mis le pied à l'étrier.

Mis à part le tatouage, quelles sont tes passions ?

Je fais un peu de son quand je trouve le temps. Plutôt hip-hop, mais ça dérive facilement sur de l'électro. Le graffiti, encore et toujours. En fait, tout ce qui touche, de près ou de loin, à l'image.

canaille
Canaille ?

J'ai entendu dire que ton ex-boss te surnommait "le tatoueur de ces dames", tu nous expliques ?

Effectivement, il me chambrait pas mal parce que je réalisais des tatouages typiquement féminins. C'est-à-dire avec des traits fins et minutieux. Il me charriait à coups de : "tatoueur de ces dames", "tatoueur pour dames", "tatoueur visagiste". Ces surnoms découlent aussi du fait que j'étais célibataire à l'époque et qu'il m'arrivait de fréquenter certaines clientes (rires).

Combien de tatouage as-tu ? Lequel préfères-tu ?

(Il commence à se déshabiller et compte) 37 ! Sans hésiter, le tatouage de mon blaze reste mon préféré. Parce que c'est mon premier et qu'il marque le début de ma carrière. Sûrement pas pour son esthétisme. Il a été réalisé en un seul trait. Tout repose sur l'équilibre des courbes. Techniquement, je n'étais pas encore prêt (rires).

Qu'est-ce qui t'inspire ?

Wow, alors en vrac, comme ça : Scott Move, Sofles, Kanye West, David Tevenal, Nikola Tesla, Ilwol Hongdam, ma famille, ma chérie, Peter Griffin, Apollonia Saintclair, Stromae, Monsieur Qui, Fat Manu, Fabe, Simon Sinek, Le Roi Heenok, Kerby Rosanes...

Une célébrité dont tu affectionnes tout particulièrement les tatouages ?

Difficile à dire... L'énorme cover sur les fesses de Cheryl Cole, pour le panache (rires) ! Plus sérieusement, ceux de Ninja, du groupe Die Antwoord et ceux du rappeur Kid Cudi...

Ton style de tatouage favoris ?

Le graphique, majoritairement du tracé, des aplats de noir et du dotwork (pointillisme). Après j'aime aussi le traditionnel américain et le réalisme.

Le tatouage le plus improbable que tu aies eu à faire ?

Il y a trois ans, une cliente est venue me demander de lui tatouer "Samir" au niveau du bas du ventre. On discute. J'essaye de la refroidir en lui expliquant que c'est une mauvaise idée, mais elle n'en démord pas. Je finis par la tatouer.

Un an plus tard, cette même femme me demande de recouvrir le tatouage en question. Je le recouvre d'une plume. Elle est revenue me voir le mois dernier pour que j'écrive à nouveau "Samir" au-dessus de la plume. Je lui ris au nez et lui dit qu'apparemment, elle n'apprend pas de ses erreurs. Elle est déterminée et... sympathique. Elle me convainc de réaliser à nouveau ce tatoo avec la punchline : "Au pire on fera un aigle !" C'est ma championne ! (Rires.)

Quel est ton dress code ?

Streetwear. Pas de folie : une paire de sneakers efficaces et des basiques, comme des jeans biens coupés. Presque tous les jours.

Peux-tu nous en dire plus sur les blue-jeans que tu portes ?

J'aime les jeans plutôt bruts, bien rigides, les coupes bootcut et regular. J'affectionne particulièrement la toile japonaise.

Ton perfect outfit Kaporal ressemblerait à quoi ?

Le jean Broz Bordej, le T-shirt Sabre White, la veste Sake Rock et les baskets Knyt Black.

Des projets ?

"La même chose que chaque nuit, Minus, tenter de conquérir le monde !"

SHOP THE JEANS

Jean straight Broz Bordej homme, Kaporal
Jean straight Broz Bordej homme, Kaporal
79,00
Blouson Sake Rock homme, Kaporal
Blouson Sake Rock homme, Kaporal
139,00
T-shirt Sabre White homme, Kaporal
T-shirt Sabre White homme, Kaporal
49,00
Baskets KNYT BLACK homme, Kaporal
Baskets KNYT BLACK homme, Kaporal
75,00