Le jookin, la nouvelle danse à la mode

19 Déc 2015
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Marre de ressembler à Jean-Marie Bigard dans Danse Avec Les Stars quand on danse ? Il est grand temps de se mettre au jookin. Là au moins, on aura la classe.
On a découvert le jookin au rythme des chorégraphies de Lil Buck et ça nous a donné envie d'en savoir plus sur cette street dance américaine qui a inondé la planète. Entre le hip-hop et la danse classique, il n'y a qu'un pas... de danse !

Avec le succès de Lil Buck, découvert sur la toile grâce à une prestation filmée par le réalisateur Spike Jonze, le jookin a bénéficié d'un coup de projecteur inattendu. Au regard de l'engouement général pour cette danse, on ne doute pas qu'elle ait encore de beaux jours devant elle. Mais au fait, le jookin, c'est quoi ?

Le jookin : plusieurs danses en une

Comme Lil Buck, le jookin a vu le jour dans la ville de Memphis, dans l'Etat du Tennessee aux Etats-Unis, il y a une trentaine d'années. Au départ, cette danse freestyle se pratiquait essentiellement sur du rap. Les danseurs exécutaient des mouvements de rebond au son des percussions, s'inspirant du buck jump des années 1990 ainsi que du gangsta walk, une danse urbaine empruntée au breakdance, au popping ou encore au gliding.

Aujourd'hui, certains osent des moves plus complexes, comme des chutes en slow motion, toujours parfaitement réceptionnées. Par moments, c'est à se demander si les danseurs ne sont pas en lévitation tant leurs corps semblent flotter dans les airs. Mais ça demande énormément de technique ! Tout le monde ne peut pas devenir une star du jook'. Cette discipline requiert une souplesse hors-norme et une grande maîtrise de son centre de gravité. On doit donner l'impression d'une fluidité absolue dans les mouvements alors que l'effort est constant et le rythme soutenu. Et puis, il faut une bonne dose de créativité si on veut sortir du lot.

La popularisation du jookin : Lil Buck entre dans la danse

En 2010, un homme fait entrer le jookin dans une nouvelle ère. On veut évidemment parler de Lil Buck, égérie Kaporal. Sa signature, c'est la rencontre du hip-hop et de la danse classique. Les deux disciplines fusionnent pour créer un univers singulier où la délicatesse du ballet se mêle à la précision du hip-hop, le tout dans le respect de la tradition du jook'. Les pas sont réglés comme du papier à musique pour exprimer toutes les émotions du danseur et de la mélodie qui l'accompagne. Chaque son, chaque respiration, tout a son importance pour que le corps ne fasse plus qu'un avec la musique.

Les pieds de Buck foulent le sol avec une habileté plus déconcertante encore que celle de ses prédécesseurs. Ils semblent glisser avec une incroyable légèreté. Des éléments forts d'autres danses contemporaines, à l'image du moonwalk rendu célèbre par le regretté Michael Jackson, font partie intégrante des codes du jookin. Le prodige de Memphis s'en sert évidemment pour composer son style qui mélange les genres. Maintenant que l'artiste est mondialement connu comme l'étoile du ballet urbain, les pas issus de la danse classique sont devenus incontournables pour tout jooker qui se respecte. Désormais, l'histoire de cette danse est tellement liée à celle de Lil Buck qu'on parle du Memphis jookin, en référence à la ville dont il est originaire.

Avis aux amateurs, on ne devient pas danseur professionnel du jour au lendemain ! C'est évidemment valable pour les apprentis jookers. Si on veut pouvoir dépasser le maître un jour, on s'y met sérieusement et on s'implique au maximum.

En tout cas, tout ça nous donne une furieuse envie de prendre des cours de jookin, histoire d'épater nos potes !